Carnet ·
Mesurer un texte assisté : les tableaux de bord ne disent pas la lecture
Les équipes comparent le temps de rédaction. Rarement le temps de relecture. Or c'est là que le coût se déplace.
Un directeur de contenu nous a demandé si les pages rédigées avec assistance « performent mieux ». La question mélange trois objets : le trafic, la conversion, et la charge de relecture.
Sur les corpus que nous avons pu voir — newsletters, pages catégorie, scripts sociaux — le temps de premier jet baisse. Le temps de vérification des faits, des tonalités de marque et des mentions légales augmente. Le total n'est pas toujours inférieur.
Les tableaux qui ne mesurent que le volume publié encouragent des textes trop généraux, que le public survole. Ce n'est pas un effet de l'IA ; c'est un effet d'indicateur.
Nous conseillons de noter, pour quelques pièces pilotes, le nombre d'allers-retours et les corrections de fond. C'est artisanal. C'est plus parlant qu'un score de « qualité générée ».
Le briefing du 17 juin détaille une grille de relecture en cinq points, destinée aux chefs de projet, pas aux outils.