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Images de campagne : le stock n'a pas disparu, il a changé de rôle

Les banques d'images restent dans les moodboards. Ce qui change, c'est la façon dont on justifie une image trop parfaite.

Appareil photo posé sur une table en bois

On annonçait la fin du stock. Les moodboards que nous voyons à Mantes-la-Jolie disent autre chose : le stock sert encore de référence de lumière et de cadrage. La génération sert à tester des variantes que l'on n'achètera pas.

Le risque n'est pas l'outil. C'est de présenter une image générée comme une prise de vue déjà tournée, puis de découvrir en production que le geste, le tissu ou le lieu n'existent pas.

Plusieurs directions artistiques notent désormais « référence, non tournable » sur les visuels d'ambiance. Cette mention banale évite des devis irréalistes.

Quand l'image générée devient le visuel de campagne, la question du public revient : que croit-il voir. Un intérieur inventé n'est pas un mensonge en soi. Un magasin reconnaissable qui n'existe pas l'est davantage.

La revue de campagnes de juin a recensé huit visuels de ce type dans la grande consommation. Trois portaient une mention discrète. Cinq non. Le débat interne porte surtout sur ces cinq-là.

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